En se laissant emporter par un accès de colère
qui lui fit tenir des propos à faire frémir un moinillon,
le père Aristide nous était soudain apparu comme déchu
du piédestal où, depuis des décennies, sa réputation
de saint homme le maintenait avec le halo de l’auréole des
irréprochables…
C’est à partir de cette malencontreuse phrase que l’auteur,
témoin de la scène, a imaginé ce roman qui se passe dans
un village de Haute Provence à une époque où les moyens
de communication avaient plus souvent quatre pattes que quatre roues.
Au cœur de cette comédie humaine, des personnages comme nous en
connaissons tous et des personnalités : le maire, le médecin,
le notaire, l’épouse d’un juge de paix, deux évêques,
un colonel en retraite et, surtout, un couple d’instituteurs et un curé.
Tout ce petit monde –constitué de portraits purement imaginaires-
vit des aventures souvent cocasses, voire rocambolesques, qui sont parfois
déroutantes pour celui qui ne parvient pas à faire la distinction
entre l’authentique et le romanesque.
Pour camper le décor : un bistrot, une boulangerie, une épicerie,
l’école, l’église, la place du village, sans oublier
le lavoir public, ainsi que la campagne dans l’environnement de Banon
et de la montagne de Lure.
ARISTIDE DE BANON
Victor BERENGUIER
